Théâtre | l’ESACT et le politique | Nouvelles journées de travail avec Olivier Neveux | Les 15,16 et 17 janvier 2016 de 10h à 21h

Olivier Neveux:: Membre titulaire de l'Equipe d'accueil 4160 « Passages XX-XXI » (Université Lyon 2).

Membre associé de l'Equipe d'accueil 4414 : « Histoire des Arts et des représentations » (Université Paris Ouest Nanterre la Défense).
Rédacteur en chef de la revue Théâtre/Public (Editions théâtrales).
Co-directeur de la rédaction de AG. Cahiers Armand Gatti (La Parole errante).
Membre du comité de rédaction de la revue Actuel Marx (Presses Universitaires de France).
Directeur du Département « Arts de la scène, de l'image et de l'écran », Université Lyon 2. Responsable du M2 « Arts de la scène ».
Enseignant à l'Ecole Supérieure d'Art dramatique de la Comédie de Saint-Etienne - Centre Dramatique National, depuis 2012.
Enseignant à l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Techniques du Théâtre (Département Ecrivain dramaturge), depuis 2004. 

 

2015 Olivier Neveux


Théâtre | Culture versus marchandise

Culture versus marchandise

 

Ce n’est que comme catégorie universelle de l’être social total que la marchandise théâtre peut être comprise dans son essence authentique. Ce n’est que dans ce contexte que la réification surgie du rapport marchand acquiert une signification décisive, tant pour l’évolution objective de la société que pour l’attitude des hommes et femmes de théâtre à son égard, pour la soumission de leur conscience aux formes dans lesquelles cette réification s’exprime, pour les tentatives faites pour comprendre ce processus ou pour se dresser contre ses effets destructeurs, pour se libérer de la servitude de la « seconde nature » ainsi surgie.
Le caractère mystérieux de la forme marchande du théâtre consiste donc simplement en ce qu’elle renvoie aux hommes et femmes de théâtre les caractères sociaux de leur propre travail, en les présentant comme des caractères objectifs des produits mêmes du travail (de leurs spectacles), comme des propriétés sociales naturelles de ces choses, et par conséquent, de la même manière, le rapport social des hommes et des femmes de théâtre à l’ensemble de leur travail, comme rapport social extérieur à eux, rapport entre objets. Par ce quiproquo les produits du travail (les spectacles) deviennent des marchandises, des choses suprasensibles bien que sensibles ou des choses sociales…
Ce n’est que le rapport social déterminé des hommes et des femmes de théâtre eux-mêmes qui revêt ici pour eux la forme fantasmagorique d’un rapport de chose …
Cela nous aide-t-il à penser le théâtre que nous produisons ? Cela éclaire-t-il les rapports que d’autres mondes entretiennent ou pas avec nous ? N’est-ce pas la négation même du rapport social déterminé des hommes et des femmes de théâtre qui nous fait voir par d’aucuns comme des amateurs porteurs d’œuvres dont les réalisations ne nécessitent aucune condition de production singulière ?
Sur un autre plan, la dimension politique du théâtre ne réside-t-elle pas fondamentalement dans la réalisation des conditions de production qui permettent de s’émanciper de la marchandise spectacle aliénante ? Autrement dit, si la nature d’un spectacle est identique à celle des conditions de sa production, que voulons-nous qu’elle soit ? Le théâtre politique n’est-il pas celui qui cherche, dans sa production même à s’émanciper des usages normés que nous faisons du capitalisme et à incarner un autre monde possible ?

 

Nathanaël Harcq
Co-fondateur de La Chaufferie Acte1

Ce texte est abusivement signé par l’auteur d’un plagiat flagrant nécessaire au progrès


Théâtre | “Solos carte blanche” 9 et 10 janvier 2016

Le Solo ou « carte blanche »*:
Cette aventure originale est destinée aux étudiants qui terminent leur parcours dans l’école (Master). Il s’agit pour ces élèves de prendre en charge seuls (sans l’aide de pédagogues) une œuvre singulière et de la traiter avec pertinence et avec une liberté totale de formes et de moyens d’expression (théâtre, vidéo, arts plastiques,...) en s’inspirant de la consigne suivante : « Qu’avez-vous envie, besoin, de dire aujourd’hui ? A qui ? Pourquoi ?Comment ? Que voulez-vous défendre à tout prix, et qui vous soit singulier ? ».
*Les élèves sont libres de jouer ou non dans leur propre travail et de convoquer des personnes extérieures à l’école pour la réalisation de leur projet.

 

15h00 Fiona Willemaers
"Je suis comme un Pokémon, j'évolue" (Molière) (45')

15h50 Bogdan Zamfir
"Bucarest-Berlin-Paris" (local 1) (75')

(pause)

17h30 Justine Lequette
"J'abandonne une partie que j'adapte" (plancher R) (45')

18h15 Nora Dolmans et Ferdinand Despy
"T'aimes les lapins/ moins 2 / on cherche, on trouve que, on cherche" (plancher 1) (60')

(pause)

19h30 Charlotte Larguier
"Le temps qui reste" (Bleu) (40')

20h15 Audric Chapus
"Des accords tacites" (Tragédie) (45')