Concert | Mythophonies


MYTHOPHONIES | Concert commenté

Pour la quatrième année, le Conservatoire royal de Liège et l’Université de Liège proposent ensemble une série de créations musicales des étudiants de la classe de composition de Michel Fourgon à partir d’éléments fournis par des scientifiques. C’est le thème de la mythologie grecque, qui a été retenu pour 2020.

Chaque œuvre musicale sera précédée d’une courte présentation de Zoé Pitz, chercheuse à l’université de Liège.

Classe de composition du Conservatoire royal de Liège
Direction artistique : Michel Fourgon
Avec la collaboration de Jean-Yves Colmant, Gilles Gobert, Franck Bovet, Stefan Hejdrowski et Alithéa Ripoll

Compositeurs : Mateo Bourgogne, Jawher Matmati, Simin Haghgoo, Louis Comblin, Nathanael Paulis, François Couvreur, Denis Geerts, Athina Coppée, Simon de Marneffe, Emmanuelle Soiron, Maëna Dunkmann, Raphaël Labrot, Raphaël Thys, Álvaro Pérez Rubio

Avec Célestine Wacquez, Benjamin Obyn, Ana Díaz Alcántara, Henri Piette, Gwendoline Grandjean, Chloé Delvenne, Carol Salgado, Léa Nerhot, Julie Koncewicz, Luna Vavourakis, Zacharie Tavier, Yiqing Lan, Yunji Duan, Florent Chaumont, Morgane Caspers, Pierre-Alexandre Noupré, Olga Madrennes, Tim Charlier, Adel Haddada

Mercredi 19 février à 20h
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
Salle académique de l’Université de Liège
Place du 20 août, Liège


Ciné-concert | L’Âge d’or vs Le Scorpion


Un ciné-concert où se rencontre la puissance de l’amour fou illustrée par le film culte surréaliste : L’Âge d’or de Luis Buñuel avec Le Scorpion, relecture subtile et personnelle par le compositeur argentin Martin Matalon.

L’Âge d’or, dont le scénario a été écrit par Salvador Dali, a provoqué un tel scandale en 1930 qu’il a été immédiatement interdit et ne fut montré à nouveau en France qu’en 1981. C’est pour cet inclassable objet cinématographique, qui est aussi une attaque frontale des valeurs bourgeoises et bien-pensantes, que Martin Matalon a composé en 2002 une musique pour un effectif originel de six percussionnistes, piano et électronique.
Cette partition, intitulée Le Scorpion, sera lors de ce Ping.Pong/image et musique live, interprétée par les étudiants du Conservatoire royal de Liège et se fera en présence de Martin Matalon, lui-même.

À l’issue du ciné-concert, une rencontre sera organisée entre Martin Matalon, compositeur, et Marc-Emmanuel Mélon, professeur de cinéma à l’Université de Liège.

Film : L’ Âge d’or (1930) de Luis Buñuel [1900 – 1983]
Film 35 mm noir et blanc, sonore, 63 min Centre Pompidou, Paris Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle Dation 1989
“Le négatif original de ce film a été restauré en 1993 par le Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou avec le soutien de la Fondation GAN pour le cinéma”.

Musique : Le Scorpion (2002) de Martin Matalon
Éditeur : Billaudot, Paris

Un projet du Conservatoire royal de Liège en collaboration avec le Centre Henri Pousseur et le centre culturel Les Chiroux Liège.

Vendredi 14 février à 20h – Prix libre

Les Chiroux, place des Carmes, 8 | Liège


Concert – analyse | Le trio à clavier D.929 de Schubert


Le trio à clavier D.929 de Schubert –une œuvre hors normes.

Le second trio à clavier op. 100 de Schubert est daté de novembre 1827. Soit un an avant sa mort (Vienne – 19novembre 1828) et quelques mois seulement après le décès de son illustre collègue Beethoven (Vienne – mars 1827).

Cette œuvre, dont Stanley Kubrickutilisera le second mouvement dans son film Barry Lyndon, fait partie des derniers grands chefs-d’œuvre composés par le maître viennois. Écrite à la fin de sa vie, elle est singulière à bien des égards. D’abord par ses dimensions exceptionnelles,puisque les quatre mouvements dont elle se compose durent pas moins de cinquante minutes. Ensuite parce que Schubert nous y propose des audaces à la fois sur le plan tonal et harmonique, mais aussi, voire surtout, sur le plan formel – audaces que certains commentateurs attribuent en partie à la disparition récente de Beethoven. Schubert, considéré comme le plus grand compositeur viennois à la mort de Beethoven, avait-il pour ambition de surpasser son ainé ?Bien qu’intéressante, cette hypothèse d’un ordre plus psychanalytique ne sera qu’effleurée dans ce concert-analyse qui portera essentiellement sur le trio.

Notre analyse, qui se concentrera plus particulièrement sur le premier mouvement, commencera par examiner le plan tonal plus que surprenant ainsi que l’incidence de celui-ci sur la perception de la grande forme – ces deux dimensions, l’architecture générale et le plan tonal, étant inexorablement liées.
Nous analyserons ensuite le matériau thématique initial et son incidence sur la globalité de l’œuvre. Enfin, nous porterons un bref regard sur quelques enchaînements harmoniques peu communs avant d’entrer dans la partie concert ou les instrumentistes nous proposeront d’écouter le premier mouvement dans sa continuité.

Violon : Aymeric de Villoutreys
Violoncelle : Émilie Koang
Piano : Matthieu Normand
Analyse : Jean-Marie Rens

En partenariat avec la Société Belge d’Analyse Musicale

Mardi 4 février de 10h à 13h
Auditorium – Conservatoire royal de Liège


Micropercussions | Projet de recherche soutenu par le FRArt


Créé en 2018 par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Fonds de la Recherche en Art (FRArt) est un Fonds associé du F.R.S.-FNRS qui permet de financer des projets de recherche en art menés par des artistes-chercheurs à titre individuel ou collectif, en dehors de tout doctorat, validés par une ou plusieurs Écoles Supérieures des Arts (ESA).

Le Conservatoire royal de Liège a le plaisir de soutenir le projet “Micropercussions” porté par Tom De Cock et Gerrit Nulens, professeurs de percussions.

Ce projet de recherche vise à l’élaboration d’un instrument de musique : un kit de micro-percussions hybridées à un dispositif de prise de son et de traitement sonore, le tout pensé comme un instrument autonome, avec sa sonorité originale et ses modes de jeu propres. Cet instrument a pour vocation d’être portatif : le dispositif complet, y compris le matériel de microphonie, doit tenir dans une seule valise.
S’inspirant du développement de la guitare électrique dans les années 1930 ou du synthétiseur au long du vingtième siècle, la recherche a pour but d’accomplir un réel pas dans la pratique instrumentale de la percussion, en mêlant un effort prospectif à un regard rétrospectif sur le riche développement des percussions dans la musique savante récente.
Pour ce faire, Tom De Cock s’appuie sur sa propre pratique de la percussion et ses premières expériences acoustiques en matière de dispositifs de micro-percussions dans des productions initiés par l’ensemble Ictus et le Centre Henri Pousseur. L’hybridation de ces micro-percussions avec l’amplification et les logiciels de traitement de son mèneront à la mise au point d’un instrument versatile, dont la large palette sonore offrirait autant de possibilités, sinon plus, qu’une guitare électrique munie de pédales ou un synthétiseur.
La recherche sera également valorisée à travers des concerts au Conservatoire royal de Liège et dans le cadre du festival Images Sonores en collaboration avec le Centre Henri Pousseur où pourront se déployer toutes les possibilités du nouvel instrument.