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Conservatoire royal de Liège
École supérieure des arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Conservatoire royal de Liège
École supérieure des arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Atelier Cartographie Sonore
20 novembre | 10h00 – 17h00

La cartographie sonore est un outil de création documentaire et artistique qui s’inscrit dans la
durée.
Rassemblée dans une interface ouverte au public, une multitude d’enregistrements de nature
très diverse – interviews, bouts de conversations, prises de paroles spontanées, paysages et
bruits de la ville, événements ou anecdotes, sons du quotidien plus ou moins ordinaires –
constituent, par accumulation, une « archive vivante » qui raconte une histoire polyphonique de
la ville.
Par la pratique du field recording et de la cartographie, il s’agit de sensibiliser à la texture
sonore de la ville, de donner à entendre des micro-récits issus de porteur·euses de voix
mineures et minorisé·es, peu audibles dans l’espace public ainsi que tous ces sons, issus de
l’industrie, des machines, des gestes du quotidien, des habitant·es non-humain·es, qui
manifestent les présences qui nous entourent.
En rendant la carte participative, celle-ci devient un outil de recueil et de diffusion
d’enregistrements réalisés par toute personne qui, avec des moyens désormais à la portée du
plus grand nombre (un dictaphone sur un téléphone portable), se met à l’écoute, souhaite
partager un son trouvé, un son produit, une parole.
Dans le cadre du cours d’anthropologie de la musique de Mr Edouard Degay-Delpeuch proposé
aux élèves du conservatoire en option Musiques Improvisées de Tradition Orale, il est proposé
à celleux-ci de se familiariser avec le dispositif microphone – enregistreur/amplificateur – casque
en tant qu’instrument.
Instrument d’écoute, instrument d’enquête, instrument de composition.
Les élèves seront amenés à prêter attention à leur « point d’écoute ».
Prendre du son n’est pas une pratique qui consiste à considérer un objet depuis un point qui lui
serait extérieur. La preneur.euse de sons est iel-même présence sonore dans l’environnement
écouté. À quelle distance, sous quel angle souhaite-t-iel enregistrer une ambiance, un objet, un
geste ?
Comment ensuite, dans l’écoute de l’enregistrement, et sa préparation en vue de son placement
sur la carte sonore, va-t-iel rendre ce point d’écoute audible ?
En quoi la pratique de l’écoute est-elle déjà en soi une pratique compositionnelle ? Telle sera la
question que nous explorerons sur le terrain.