Actualités de l’ESACT

DISCOURS DE RENTRÉE

► Retrouvez sur cette page le discours de rentrée de Nathanael Harcq, directeur général du Conservatoire royal de Liège et directeur de l’Esact.


L’ESACT hors les murs

Durant le mois d’avril, retrouvez les artistes lauréats et pédagogues de l’ESACT à travers la Belgique et la France :


26/4-7/5 : a ce qui manque
(Théâtre Océan Nord à Bruxelles)

La pièce prend racine dans une histoire à la fois personnelle et universelle : la perte d’une grand-mère, comme première rencontre avec la mort, opérant une forme de rituel de passage à l’âge adulte. Une famille, ce tout incommensurable, se voit amputée d’un élément fédérateur, laissant la porte ouverte à l’intrusion d’un élément perturbateur et révélateur de nos peurs les plus secrètes. Comment faire face au manque, à la perte ?

Partant du constat que l’individu se construit en tant que sujet d’émotions dans une communauté donnée, ici la famille : que se passe-t-il lorsque la communauté bannit ce que l’on pourrait appeler sa « fragilité » ? Quels mécanismes développe-t-on pour faire face à ses émotions, les exprimer ou au contraire les passer sous silence ?
Entremêlant passé, présent et futur, réalité et fantasmes, faisant dialoguer les êtres et les choses, Chloé Winkel tente de dire la peur frénétique de l’oubli, de la solitude face à l’inéluctable et de l’enfermement. Elle témoigne ici de son besoin de raconter et de transcender une histoire intime au plateau.

Créé par Chloé Winkel
Mis en scène par Chloé Winkel
Avec Delphine Debaere, Thomas Dubot, Boris Prager, Fabrice Rodriguez, Chloé Winkel, Ghislain Winkel

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4-5/5 : Une Cérémonie
(Théâtre national de Sarrebruck)

Depuis une dizaine d’années, les Belges du Raoul Collectif mènent un combat contre les illusions de notre société de consommation. Intelligence collective, goût du risque, bonheur de la création et de la rencontre sont les armes de ces Don Quichotte modernes pour lutter contre les moulins à vent de notre temps. Après Le Signal du promeneur et Rumeur et petits jours, les voilà qui débarquent avec une toute nouvelle création. Dans Une Cérémonie, le collectif met la musique au centre. Entre jazz et rock, inspirations des cérémonies religieuses de la fête de Vodun au Bénin et autres appels à la révolte de l’imaginaire, le Raoul Collectif continue de donner du crédit aux rêves, aux actes de déraison et à l’audace.

Créé par le collectif Raoul, Romain DavidJérôme de Falloise, David MurgiaBenoit Piret et Jean-Baptiste Szézot
Mis en scène par le collectif Raoul et Yael Steinmann
Avec Romain DavidJérôme de Falloise, David MurgiaBenoit Piret, Jean-Baptiste Szézot, Philippe Orivel, Julien Courroye, Clément Demaria et Anne-Marie Loop

 
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Sabordage
(5-6/5 : Maison de la culture de bourges
12-13/5 : cc de verviers)

C’est l’histoire d’une petite île qui coule à pic, un paradis terrestre perdu au milieu de l’océan, qui, en quelques décennies, connaîtra un véritable miracle économique et terminera en désastre écologique.

À travers la véritable histoire d’un îlot d’Océanie, Sabordage met en lumière les mécanismes humains qui poussent les sociétés à se laisser aveugler par les mirages de la croissance et de la (sur)consommation, jusqu’à l’autodestruction.

Trois comédien·ne·s et deux musiciens remixent en version Rock l’apocalypse annoncée de tous côtés et la grande panique générale qui l’accompagne…

Une fois de plus (on se souvient de Blockbuster, accueilli à Vénissieux), en mélangeant musique live, séquences télé braconnées, théâtre, claquettes, vidéos montées en direct, bruitages et faux dialogues, la Cie convoque les enjeux qui embrasent notre société et, littéralement, notre planète.

La fin du monde ressemble à un feu d’artifice joyeux et délirant. Pourquoi pas ?

Créé par le collectif le Mensuel et Nicolas Ancion
Mis en scène par le collectif le Mensuel et Fabrice Piazza
Avec Baptiste Isaia, Sandrine Bergot, Renaud Riga, Quentin Halloy, Philippe Lecrenier

 
Infos & réservations (maison de la culture de bourges)
Infos & réservations (cc de verviers)


5-14/5 : SKRIK
(Théâtre national de Bruxelles)
© Kurt Van Der Elst

De toutes les violences, celles à l’égard des enfants sont souvent les plus silencieuses. A fortiori quand elles surviennent au cœur de la famille. La douleur qu’elles engendrent se terre sous la honte, les non-dits ou la monstrueuse complicité d’adultes qui comptent sur le temps pour effacer les crimes commis. 

Parmi les violences les plus graves, le viol et particulièrement le viol incestueux, s’inscrit comme une blessure profonde et envahissante. Parfois, le traumatisme est tel que le cerveau refoule ces souvenirs insoutenables et n’autorise leur prise de conscience que bien plus tard dans la vie. 

L’amnésie traumatique et la souffrance qu’elle recèle ont interpellé Elisabeth Woronoff, au point que la jeune femme leur consacre sa première création scénique. Comédienne, plasticienne, musicienne, photographe, Elisabeth Woronoff est une artiste polyvalente. Ce foisonnement de modes d’expression nourrit son travail et le nuance. SKRIK (Le Cri en référence à l’œuvre du peintre Edvard Munch) reflète la richesse de cet univers. Sous une forme multidisciplinaire déployée par six interprètes, il propose au spectateur une expérience troublante : celle d’entrer dans le cerveau d’une femme, survivante de viol, qui recouvre la mémoire et reconstruit son identité. 

Entre fiction et documentaire, SKRIK transpose sur scène la fulgurance des souvenirs qui surgissent, fragmentés. Le spectacle rappelle la complexité d’une matière trop peu connue du grand public. Il la met en lumière pour inviter à la réflexion.

Créé par Elisabeth Woronoff
Mis en scène par Elisabeth Woronoff
Avec Elisabeth Woronoff, etc.

 
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Final Cut
(
8/5 : Friche la belle de MAi à Marseille
11/5 : CC d’Uccle)
© Marie-Françoise Plissart

Final Cut, une histoire familiale sur fond de décolonisation.

Le projet Final Cut a été créé en 2018 au Théâtre Océan Nord, avec la collaboration d’Isabelle Pousseur. L’année suivante, il a été programmé au OFF d’Avignon, au Théâtre du 4ème Art à Tunis, et au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Le récit de Final Cut évoque l’enfance et l’adolescence de Myriam, marqués par la folie de sa mère et l’absence de son père. Puis un chemin de ténacité, d’ahan, pour retrouver des traces d’une personne et d’une vie refoulée, mais aussi de l’amour de ses parents dont l’époque le rendait transgressif et intolérable.

Créé par Myriam Saduis
Mis en scène par Myriam Saduis
Avec Myriam Saduis et Pierre Verplancken

 
Infos & réservations (friche la belle de mai)
Infos & réservations (cc d’uccle)


Pueblo
(11-12/5 : cc de ciney
18/5 : théâtre d’arles)

Comment récolte-t-on et raconte-t-on les histoires ? Comment dépeint-on l’essence d’un personnage ? Après Discours à la nation et Laïka, Ascanio Celestini et David Murgia poursuivent leur collaboration pour creuser le sillon d’un nouveau récit théâtral autour de cette grande tribu des invisibles. Fidèle au goût de l’auteur romain pour la narration et l’oralité, Pueblo conte les légendes urbaines de ses personnages flamboyants, parfois récurrents d’un spectacle à l’autre.

Une clocharde, un gitan, une tenancière de bar, un manutentionnaire, une caissière de supermarché… Autant de personnages que l’on croise sans leur prêter attention, dans une sorte de dimension parallèle de la vie et de l’Histoire. Autant de silhouettes truculentes, finement dessinées à travers les rouages implacables de leur vie quotidienne, la plus souvent misérable. Les destins brisés, les récits des plus délaissés de notre société dans leur dimension la plus politique, à la fois crue et poétique, humaine et magique.

Créé par Ascanio Celestini
Mis en scène par Ascanio Celestini et Patrick Bebi
Avec David Murgia

 
Infos & réservations (cc de ciney)
Infos & réservations (théâtre d’arles)


12-14/5 : J’abandonne une partie de moi que j’adapte

Êtes-vous heureux ? C’est la délicate question posée par Jean Rouch et Edgar Morin dans le documentaire Chronique d’un été en 1960. Inspirée par ce cinéma-vérité, Justine Lequette s’est emparée de cette matière pour interroger notre rapport à la vie, au travail, au bonheur, à l’amour, aux utopies… Sur scène, quatre talentueux comédiens reproduisent les témoignages récoltés à l’époque dans les rues de Paris. Mais qu’en est-il actuellement ? Après cette plongée dans les Golden Sixties, la pièce nous ramène à l’instant présent pour mettre les deux époques en perspective. Énergique, drôle et intelligent, ce spectacle réveille en nous le désir d’autres possibles et nous invite à réfléchir en toute liberté à la notion de bonheur !

Créé par Justine Lequette
Mis en scène par Justine Lequette et Ferdinand Despy
Avec Lea Romagny, Jules PuibaraudRémi Faure et Benjamin Lichou
Projet issu de Solo Carte Blanche de l’Esact. 

 
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17-21/5 : blockbuster
(manège fonck à liège)

Blockbuster est une pièce-film parodique réalisée à partir de 1400 plans-séquences puisés dans 160 films hollywoodiens. De ce montage titanesque naît un blockbuster au scénario inédit.
Mortier, le patron des patrons, est dans un embarras extrême : le gouvernement envisage d’instaurer une taxe sur les très hauts revenus. Inconcevable ! Dans le même temps, la journaliste d’investigation Corinne Lagneau rédige un article sur les entreprises richissimes qui éludent leurs impôts via des sociétés offshores. La veille de la parution, l’article est censuré et la journaliste limogée. S’en suit une riposte virulente qui enflamme les réseaux sociaux, incite les citoyens à la rébellion. Mortier doit désamorcer au plus vite cette insurrection populaire…
Bien présents sur scène, les acteurs du Collectif Mensuel assurent tour à tour, les voix, les bruitages « faits maison » et la musique live… Libérateur !
« Profondément cohérent, à la fois drôle et sérieux, ludique et engagé. Une pièce qui ne laisse pas indifférent. » L’Écho

Créé par le collectif le Mensuel et Nicolas Ancion
Mise en scène par le collectif le Mensuel
Avec Baptiste Isaia, Sandrine Bergot, Renaud Riga, Quentin Halloy, Philippe Lecrenier

 
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Nourrir l’humanité, acte ii
(2-4/5 : Régie des Quartiers de Herstal
13/5 : Cellier du Baudet à Bertrix
18/5 : CC de Beauvechain
19/5 : Collège Saint-Barthélemy à Liège)
© Théâtre Le Public

Charles Culot a retrouvé les personnes qu’il avait rencontrées en 2011. Comme dans son premier opus, les images vidéo de ces rencontres défilent à l’écran, tandis qu’attablés à une petite table de cuisine, Charles Culot et Julie Remacle (en alternance avec Sarah Testa) respectent à la lettre les témoignages des agriculteurs. Les comédiens adoptent l’intonation, les postures et les silences de ces personnes qui ont choisi pour métier, de nourrir l’humanité.  » On peut voir tout une série d’agriculteurs enfermés dans un modèle que la politique leur a imposé. Un modèle d’agrandissement et de surendettement dans lequel ils ne s’en sortent pas. Mais à côté de ça, il y a tout une série d’agriculteurs qui ont choisi d’opter pour une transition. Ils ont fait le choix de produire autrement… « 

Créé par Charles Culot
Mis en scène par Alexis Garcia
Avec Charles Culot, Julie Remacle et Sarah Testa

 
Infos (Régie des Quartiers de Herstal)
Infos & réservations (Cellier du Baudet à Bertrix)
Infos & réservations (CC de Beauvechain)
Infos (Collège Saint-Barthélemy à Liège)


19-28/5 : portraits sans paysage
(Théâtre national de bruxelles)
© B.Sparagowska

Accueil. Deux syllabes qui sonnent comme une promesse de rencontre, d’hospitalité. Pas pour les réfugiés. Dans nos sociétés occidentales, en effet, l’accueil des exilés draine à sa suite enfermement, surveillance et absence de perspective pour les personnes déracinées.

Depuis plusieurs années, le Nimis groupe questionne les enjeux liés à la migration. En 2016, leur premier spectacle, Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu interrogeait les politiques migratoires de l’Union européenne et leurs incidences économiques. Avec Portraits sans paysage, le collectif se penche sur les dispositifs d’enfermement pour étrangers et décortique les rouages du travail humanitaire qui se déploie dans la plupart des camps du monde. Même dans les options les plus souples – comme les centres ouverts – le sort qui est réservé aux exilés implique souvent la privation de liberté. L’étranger est soustrait au regard, placé sciemment dans l’angle mort de nos démocraties. Sa gestion n’en est pour autant pas dénuée d’intérêt car l’humanitaire, non sans cynisme, est devenu un business comme un autre. Dans le but d’optimiser cette aide, de la rendre soi-disant plus efficace, des dispositifs numériques et biométriques se déploient aujourd’hui dans les camps par des sociétés qui remportent des marchés. L’humain s’efface pour faire place à la collecte de données.

Par le biais de l’investigation théâtrale, Portraits sans paysage convoquera sur scène des témoignages, des prises de paroles. Le spectacle scrutera le système de ces camps de l’intérieur en écoutant les personnes qui s’y trouvent enfermées ou qui y travaillent : des détenus, des exilés, des travailleurs sociaux, des humanitaires (ONG ou HCR), des juristes, des psychologues, des policiers, mais aussi des bénévoles, des hébergeurs…

Créé par NIMIS GROUPE
Mis en scène par NIMIS GROUPE, Ferdinand Despy, Jérôme de Falloise et Romain David
Avec Pierrick De Luca, Yaël Steinmann, Sarah Testa, Anja Tillberg, etc.

 
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27/5 : propaganda !
(cité miroir de liège)

Un spectacle gratuit, à l’occasion du 50e anniversaire du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, a traversé le 20e siècle sans que l’on se souvienne de son nom, mais il a transformé le monde, dans l’ombre. Cetagent d’artistes et producteur de théâtre, devenu publicitaire et conseiller politique, a développé une théorie basée sur les acquis de la psychologie, visant à manipuler les masses.

Entre conférence télévisée, discours politique et spectacle de stand-up, Propaganda ! use des moyens du théâtre pour dévoiler certaines techniques de manipulation médiatique. 

Accessible et direct, le spectacle traverse l’histoire du 20e siècle pour mieux questionner le présent, en utilisant des images d’archives et d’autres plus actuelles. 

La représentation de la pièce sera suivie d’un moment d’échange et de débat entre le public et les parlementaires présents. 

Créé par Vincent Hennebicq
Mis en scène par Vincent Hennebicq
Avec Achille Ridolfi, Eline Schumacher et Julien Courroye

 
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